La VAE : validez votre expérience par un diplôme

Présentation de la VAE

Reconnue par le Code du travail, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de faire reconnaître son expérience notamment professionnelle ou liée à l’exercice de responsabilités syndicales, afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. En revanche la VAE n’est pas une conversion automatique de l’expérience en certification.

La VAE permet :

  • d’obtenir une certification. Cette certification peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle qui doit être inscrite au Répertoire national des Certifications Professionnelles (RNCP).
  • de mettre en cohérence sa certification avec son niveau de responsabilité, de valider son expérience
  • de faire reconnaître ses compétences
  • d’obtenir un niveau de qualification permettant d’accéder à une formation d’un niveau supérieur ou de s’inscrire à un concours
  • de changer d’emploi
  • d’évoluer professionnellement

Qui est concerné ?

Toute personne, quel que soit son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée. 

Cette expérience peut être

  • une activité professionnelle salariée (CDI, CDD*, intérim…), non salariée, bénévole ou de volontariat
  • des responsabilités syndicales (par exemple, les délégués syndicaux),
  • une fonction de conseiller municipal, de conseiller général ou de conseiller régional en rapport direct avec le contenu de la certification (diplôme, titre…).

Sont prises en compte, pour apprécier cette durée, toutes les périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel.

* Il n’y a plus de conditions d’ancienneté pour qu’un salarié en CDD puisse bénéficier de la VAE.

Les titres concernés à l’EM Normandie

Niveau 1 :

Niveau 2

Coût de la VAE

Le coût de la VAE est de 3 000 euros.
Le coût est le même pour toutes les formations concernées par la VAE.

Les modes de financements

Le mode de financement dépend de la situation professionnelle du candidat.

On distingue : le salarié, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de contrats aidés, les professions libérales.
Plus d'informations : www.vae.gouv.fr/espace-ressources/fiches-outil/financer-une-demarche-vae-particuliers.html

Candidat Financement
Demandeur d’emploi (indemnisé ou non) Pôle emploi
Financement de la région
Salarié (CDI,CDD, intérimaire) à l’initiative de l’employeur Financement au titre du Plan de formation
Salarié (CDI,CDD, intérimaire) à son initiative Financement par l’OPCA dans le cadre du CPF
Financement OPACIF
Agent de la fonction publique Administration ou Etablissement public
Non salarié (profession libérale, TNS) OPCA

Le congé VAE

Une VAE peut se dérouler sur ou en dehors du temps de travail :

Si la VAE se déroule sur le temps de travail

Le salarié doit au préalable demander une autorisation d’absence à son employeur. Si l’employeur accepte, le salarié pourra alors partir en congé de validation des acquis de l’expérience. Ce congé a une durée équivalente à 24 heures** de temps de travail pendant lesquelles le salarié peut :

  • être accompagné pour l’élaboration de son dossier de validation et la préparation de la validation (entretien avec le jury et pour certaines certifications, mise en situation professionnelle)
  • réaliser les actions de validation

Si la VAE se déroule en dehors du temps de travail,

Le salarié n’a pas besoin d’en informer son employeur.

Si la demande validation des acquis de l’expérience émane du salarié, le Fongecif peut prendre en charge :

  • la rémunération dans la limite de 24 heures si la VAE déroule sur le temps de travail et,
  • en partie ou en totalité les coûts liés à la VAE
  • Si l’action de VAE est organisée à l’initiative de l’employeur, le financement est assuré par l’entreprise dans le cadre du plan de formation.

** La durée du congé pour VAE peut être augmentée (normalement fixé au maximum à 24 heures de temps de travail, consécutives ou non, par validation) par convention ou accord collectif de travail pour les salariés n'ayant pas atteint un niveau IV de qualification, au sens du répertoire national des certifications professionnelles ou dont l'emploi est menacé par les évolutions économiques ou technologiques.